Volontariat au Québec : mon premier HelpX

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Mon séjour à Montréal s’est bien terminé, j’ai pu faire ce que je voulais. J’étais presque triste de quitter cet endroit que j’ai pourtant eu tant de mal à apprécier au début. Après 6 jours passés sur place je pense que ce n’est pas une ville qui se visite mais qui se vit. Il y a quelque chose dans l’air, l’atmosphère est décontractée, les gens moins stressés. La plupart des belges que j’ai rencontré là bas ne rentreraient au pays pour rien au monde.

Pour ma part il est temps de passer à autre chose, direction la campagne ! Pour la suite de mon voyage je me rends à Stratford, une petite bourgade à 2h30 de Montréal. La grande ville la plus proche s’appelle Sherbrooke et c’est là que m’a déposé mon covoitureur jeudi passé.

J’ai testé le covoiturage pour la première fois. Je suis passée par le site payant AmigoExpress pour plus de choix et de sécurité (les conducteurs sont évalués et leurs permis vérifiés). Samuel est venu me chercher à l’heure au point de rendez-vous à Montréal. Une dame d’un soixantaine d’années et une étudiante en psycho faisaient également partie du voyage. Le trajet s’est très bien passé, c’était même plutôt sympathique. Un peu plus de 2h plus tard j’étais à Sherbrooke et ce pour 10$CA au lieu des 32 que j’aurais payé si j’avais pris le bus !

Les grands-parents de mes hôtes m’attendent sur le parking du SAQ (seule chaîne de magasin dans laquelle les canadiens peuvent acheter de l’alcool fort) comme prévu. Ils sont adorables et cela atténue un peu mes appréhensions. Après près d’une heure de route on arrive à la ferme. Là bas il y a déjà 3 autres volontaires, des français, une fille et deux garçons, qui ont l’air de s’y plaire. La fille, Margot, me dit que pour elle aussi c’est la première fois, qu’elle n’a jamais fait de volontariat avant. Que c’est très dur physiquement et moralement au début mais qu’on s’y fait… Je ne suis pas rassurée.

Elle avait raison, les 2 premiers jours ont été compliqué. Levé à 7h, pause à 10h, reprise à 10h30, dîner à 12h30, retour au boulot à 14h et on continue parfois jusqu’à 19h… C’est dur. Travailler dehors dans la terre, à genoux ou pliée en deux à planter des carottes, navets ou betteraves, nettoyer les crottes des ânes, balayer l’étable, repiquer des tomates… Les journées sont bien remplies. Je ne vois pas les heures passer mais mon corps les sent bien. Il n’a pas l’habitude d’être aussi sollicité. Je ne pensais pas que le travail à la ferme serait si physique. J’admire ceux qui font cela chaque jour de leur vie.

Cela fera bientôt une semaine que je suis ici et, même si les débuts furent difficiles, j’apprends à profiter du moment présent. Chantale et Jo, les propriétaires de la ferme, sont des passionnés qui aiment partager. Maraîchers bio (non certifié), ils font de la traction animale et travaillent avec deux ânes : Koka et Kamel. Ils passent beaucoup de temps à nous expliquer leur métier. Il y a un véritable échange. Je suis fière de me dire que les graines que j’ai semées deviendront un jour de beaux et bons légumes qui seront cuisinés par une famille québécoise. C’est gratifiant, ça a du sens.

Voici quelques photos de la vie à la ferme.

Traction animale Canada
Chantale et Jo en plein travail avec les ânes Koka et Kamel
Semis
Des jolis semis qui seront bientôt mis en terre
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Repiquage dans la serre (photo de Chantale)
Maison Canada
La maison centenaire et sa belle terrasse
Champ Canada
Le champ où l’on travaille presque chaque jour (quand le temps le permet)
Chat ferme Canada
Le ferme c’est le paradis des animaux (7 chats, 7 chiens, 10 poules, 5 poussins et 2 ânes)

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